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La première pierre de cette église fut posée le 10 février 1890 et la bénédiction solennelle eut lieu le 7 septembre 1891, sous le pastorat du curé Augustin DECLERCQ.
Faite de pierres et de briques de la région, sa construction coûta, à l'époque, 90.000 francs belges. La hauteur totale du clocher culmine à 43 mètres.
La chaire de vérité, deux confessionnaux, deux prie-Dieu, deux stalles et le chemin de croix sortent de l'école d'ébénisterie de Saint-Luc à Froyennes. Les tableaux muraux qui surplombent les autels des nefs latérales représentent : l'un "la Vierge et l'Enfant" (de style italien), l'autre "Saint-Amand". Ils sont l'oeuvre du peintre tournaisien FACON.
A l'entrée, au-dessus des deux bénitiers, deux plaques de marbre rappellent le souvenir du fondateur de l'église, l'abbé DECLERCQ, et celui de la famille LE CLÉMENT DE SAINT MARCQ, inhumée dans le choeur de l'ancienne église. Un Christ en croix, taillé dans une pierre à l'aspect de nacre, est dû au talent de Monsieur Georget LEMAIRE.
L'église possède deux cloches remplaçant celles volées par les Allemands le 15 juin 1943.
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Vers 1830 naquit à Taintignies une communauté protestante.
Celle-ci a édifié son premier temple en 1869 et le temple
actuel en 1909.
Elle a été incorporée dans la paroisse de Rongy,depuis le 1er janvier 2000 car ,par Arrêté Royal du 28 octobre 1999, une paroisse protestante est reconnue avec siège à Rongy (21,rue du Temple.)
La circonscription territoriale de cette paroisse s’étend sur le territoire des communes de Antoing,Brunehaut et Rumes.
Responsables
- Diez Jean-Claude, pasteur : avenue du stade 2 – 7640 Antoing
Tél : 069/66 76 09 – Messagerie : jc.diez@yahoo.fr
Heures des cultes.( Rue du Temple -entre le n° 10 et le n° 12- à Taintignies)
La chorale paroissiale
Le groupe de Quartier
La communauté protestante édite un mensuel intitulé « L’olivier »
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Pour tout renseignement s’adresser au pasteur Diez. (069 / 66 76 09)
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Nous sommes en 1866, date où notre configuration géographique va changer par l'annexion à notre Commune de Taintignies du hameau du Petit-Rumes.
Ce ne sera pas sans mal et c'est toute une histoire que ce rattachement. Le Petit-Rumes, profondément enclavé dans Taintignies, faisait partie depuis 1807 de notre circonscription ecclésiastique mais dépendait de la juridiction civile de Rumes. Il n'est distant que de 700 à 800 mètres du clocher alors que plus de 3 kilomètres de mauvais chemins le séparent de Rumes.
Ce hameau jouit chez nous de grands avantages au grand préjudice de nos habitants qui naturellement lui en font grief. Ses morts sont inhumés en notre cimetière qui devra être agrandi et par la suite, transféré en dehors de l'agglomération. Ses habitants profitent de nos chaussées et chemins vicinaux, qu'ils détruisent et abîment, sans qu'ils puissent être atteints par des impositions personnelles.
Une première requête, en 1845, attire l'attention des pouvoirs supérieurs sur cette anomalie, mais elle végète et moisit dans les cartons administratifs. Une nouvelle demande de séparation d'avec Rumes est introduite avec plus d'insistance par 79 chefs de famille de ce hameau le 20 mai 1863. Ils invoquent l'oubli de leurs pauvres, la non visibilité de leurs chemins, l'absence de police dans les cabarets et l'impossibilité où ils se trouvent de jouir des bienfants de l'instruction primaire, du fait que leurs enfants ne peuvent être à la fois à l'école à Rumes et assister au catéchisme à Taintignies où ils doivent obligatoirement faire leur première communion.
Leur voix, cette fois, finira par trouver écho auprès des sphères ministérielles et, le 7 mai 1866, Rumes est amputé.
Taintignies s'agrandit de 260 hectares de terre et de quelques âmes. L'Arrêté Royal réglant définitivement cette réunion paraîtra au Moniteur du 7 mai 1867. L'annexion du Petit-Rumes et de la Digue à Taintignies fut pour La Glanerie une occasion de réjouissance et il y eut des feux de joie en ce hameau frontière qui ne devait pas tarder à réclamer aussi le divorce avec Rumes.
La légende veut que, fâchés de cette déchirure dans leur carte territoriale, les Rumois en endossent la responsabilité à leurs dirigeants. Et comme la transmission des nouveaux pouvoirs a dû se faire au cours d'un souper, l'on répète encore aujourd'hui avec ironie ce qu'on disait alors avec amertume et sévérité aux édiles communaux de Rumes :
"Vos êtes enn'binde de gueulards, vos avé vindu l'Petit-Remme pou in soupé!"
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Quel village wallon ne possède pas son monument aux morts? A Taintignies, celui-ci fut érigé en mémoire des victimes de la Première Guerre Mondiale. Il fut inauguré le 3 mai 1920 en présence du village tout entier. Ce monument use d'un langage symbolique intéressant. Le soldat posté en sentinelle est adossé à une colonne brisée qui symbolise la mort prématurée des jeunes hommes du village. Il tient fièrement de sa main droite la couronne d'éternité dont les lauriers symbolisent la gloire, ainsi qu'une palme, les soldats étant morts lors d'un conflit armé victorieux. Son socle porte les noms des soldats morts et des hommes déportés lors de la Première Guerre Mondiale. Une plaque fut rajoutée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale en souvenir des soldats tombés lors de ce conflit.
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Taintignies avait autrefois un cachet tout particulier qui lui valut l'appellation de "plus beau village de la région" grâce à ses nombreuses "drèves" d'ormes et de marronniers dont celle-ci reliant la rue de Florent à la rue du Cimetière.
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Rendez-vous avec l'histoire de la dernière Baronnie de Taintignies (anciennement Taintegnies) et du "Château Crombez".

Environ un an avant sa mort, le Baron Louis Arnould de Bernard délaissa sa baronnie de Taintegnies et les fiefs en dépendant, qui passèrent par achat dans la noble maison des Le Clément de Saint-Marcq, sur décret de licitation du Bailliage du Tournaisis, le 12 juillet 1722.
Illustre par son origine, illustre par ses hauts faits, la Maison Le Clément de Saint-Marcq est originaire du Cambrésis. Son origine connue remonte à 1354, avec Pierre Le Clément, dit Bosse, patricien de Cambrai. Elle se transporta en Artois et se distingua par les hautes dignités dont elle a été revêtue et par les belles alliances qu'elle contracta.
Elle a donné un gouverneur général aux Royaumes de Galice, de Valence, de Murcie et d'Aragon. Elle compte parmi ses membres des officiers généraux et supérieurs au Service de France. Elle s'est alliée aux maisons nobles de la Vigne, de Wattines, de Sivry, d'Ostrel de Flers, de Beauffort, de Hangouart, de Blondel de Beauregard, de Béthune-Hesdigneul, etc... Elle a possédé dans l'Artois les terres et seigneuries de Lévacques, de l'Oeulle, de Fauchy, de la Ferté; celle de Saint-Marcq qu'elle possède encore aujourd'hui depuis environ 300 ans; celle de Cambligneul et de Souisch et la baronnie de Taintignies.
Par sentence de l'Election d'Artois du 13 octobre 1588, elle obtient reconnaissance d'extraction noble et le 11 octobre 1658, le Roi Louis XIII accorda à ses membres le titre de chevalier. En décembre 1692, un diplôme de Sa Majesté le Roi Louis XIV lui confère le titre de chevalier héréditaire.
La famille des Le Clément se divisait en deux branches : la branche aînée ou Le Clément de Taintegnies (aujourd'hui éteinte) et la branche cadette ou Le Clément de Saint-Marcq dont le chef réside à Gand. C'est à Monsieur le Chevalier Le Clément de Saint-Marcq que nous devons ces détails concernant son illustre famille.
Les Le Clément de Saint-Marcq et de Taintegnies portaient : "de gueules à trois trèfles d'or, au chef d'argent chargé de trois merlettes de sable, l'écu sommé d'une couronne à neuf perles, supporté par deux lions d'or, contournés, armés et lampassés de gueules".
"Devise : CLEMENCE ET VAILLANCE".
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Le premier Le Clément en Taintegnies fut Messire Robert Le Clément de Molinelle de Saint-Marcq, prêtre et chanoine de la cathédrale de Tournai.
Le 18 mars 1723, son procureur Jean Colier, prêtre, releva le fief et baronnie de Taintignies. Il mourut à Tournai en 1742, âgé de 72 ans et fut enterré dans la cathédrale où se trouve encore aujourd'hui sa pierre sépulcrale surmontée de ses armoiries.
Messire Philippe Robert Le Clément de Saint-Marcq eut pour héritier et successeur son neveu, Philippe Alexandre, né à Lille le 21 juillet 1720, fils de Philippe François Le Clément, Seigneur de Saint-Marcq en Artois, colonel au Service de France, chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis.
Sous le gouvernement hollandais, le baron de Taintegnies adresse le 12 mars 1817 au gouverneur de la Province du Hainaut, une requête tendant à obtenir pour la commune la reconnaissance du sceau de village aux armes des Le Clément, existant déjà avant la révolution française.
Le Conseil suprême de la Noblesse des Pays-Bas y répond en arguant qu'une commune n'a pas le droit de porter le blason de son seigneur, étant donné que par achat ou autrement, elle est exposée à un changement continuel d'armoiries...
Et les actes administratifs continueront à porter le cachet aux armes des Pays-Bas avec la légende HENNEGOUW.
Le mariage forcé Belgique-Hollande ne fut pas heureux et les belges, très tôt lassés d'être traités en parents pauvres, déclenchèrent à leur tour leur propre révolution.
Les journées historiques de septembre 1830 boutèrent hors de Bruxelles l'oppresseur batave. Une jeune dynastie fut donnée à nos ancêtres qui allaient désormais goûter les douceurs de la liberté et se consacrer à la grandeur de la Patrie.
Trois volontaires de Taintegnies partirent pour la capitale et participèrent aux glorieuses batailles de la libération.
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Philippe Alexandre Joseph Le Clément de Saint-Marcq, seigneur de Taintegnies, Guignies et autres lieux, major au régiment du Soissonais, épousa par contrat passé à Lille le 10 janvier 1750, noble Dame Marie-Thérèse d'Ostrel de Flers dont il eut :
1. Philippe-Marie-Hubert-Joseph Le Clément, chevalier héréditaire de Saint-Marcq et baron de Taintegnies, né à Taintegnies le 14 janvier 1751. Le 26 avril 1816, il obtint de Sa Majesté le Roi Guillaume d'Orange Nassau, reconnaissance de noblesse et du titre de baron de Taintegnies, transmissible par progéniture masculine, les autres descendants mâles portant celui de chevalier.
2. Philippe-Hubert-Joseph, né à Taintegnies le 7 septembre 1753, chevalier du Souich et gentilhomme des Etats d'Artois, fixé à Lecelles;
3. Philippe-Louis-Joseph, né à Taintegnies le 3 mai 1755, chevalier de Saint-Marcq, seigneur des Mazure à Lecelles;
4. Damoiselle Philippine Caroline, morte toute jeune en 1763;
5. Philippe-Auguste-Joseph né à Taintegnies le 6 juin 1763.
Au troisième fils Philippe-Louis-Joseph, le Roi Guillaume d'Orange confirma par lettres patentes du 6 décembre 1827, le titre de chevalier héréditaire et de gentilhomme de haute naissance, transmissible à tous les descendants mâles.
En 1740, la terre de Guignies proprement dite, dépendance de la châtellenie de Lille, appartenait au baron de Taintegnies. Il y eut, cette année, procès pour le droit de chasse entre le baron LE CLEMENT, seigneur de Taintegnies et de Guignies et le Sire de GOUDT, maître des seigneuries de LADESSOUS et DESLIEZ, en Guignies également.
Un arrêt du Parlement de Flandre rendu à Douai cantonna les deux seigneurs dans les limites respectives de leurs seigneuries. Plus tard, monsieur LE CLEMENT acheta la seigneurie de LADESSOUS qui s'étendait autrefois sur une grande partie de la place de Guignies.

Dès 1830, notre village connaît un nouvel essor et une progressive poussée vers le bien-être. Certes, l'ouvrier doit toujours peiner dur pour gagner sa croûte mais il travaille de gaieté de coeur dans une ambiance exempte de toute contrainte.
Taintegnies comptait en 1807, 1447 habitants. En 1812, on y touvait 1468 âmes et 367 maisons. Le recensement de 1833 accuse un bel accroissement, donnant 1929 habitants et 413 maisons soit à peu près cinq personnes par foyer.
Comme monuments publics, notons à l'époque, l'église paroissiale et une école primaire bâtie en 1825.
Le baron Philippe-Alexandre LE CLEMENT mourut en son château de Taintegnies le 8 juillet 1766 et fut inhumé dans le choeur de l'ancienne église. L'on y voyait au siècle dernier son épitaphe en lettres d'or sur fond noir avec au-dessus les armoiries des LE CLEMENT et des OSTREL de FLERS, accolées sous une couronne de baron et supportées par deux lions regardants.
Dans le fond de l'église actuelle, il en existe encore une réplique infidèle. C'est une plaque de marbre avec fronton sculpté d'où ressortent un heaume couronné et le blason des LE CLEMENT de SAINT-MARCQ.
Philippe-Hubert-Marie-Joseph LE CLEMENT hérita de la baronnie en 1766. Il obtint par des lettres patentes de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche le titre de baron de Taintegnies le 29 mars 1777. Il fut maire du village de 1808 à 1832. Le baron Philippe LE CLEMENT était, à l'aube du 19ème siècle, possesseur d'une bonne partie du village : 113 hectares entre lesquels la ferme d'Estrayelles avec environ 20 bonniers, dont il se rendit aussi acquéreur en 1806. Il avait fait raser le vieux manoir féodal des BERNARD et, près de son emplacement transformé en vaste pelouse d'agrément, s'éleva la superbe demeure, joyau moderne dans l'écrin d'un parc, propriété depuis 1856 de la famille CROMBEZ.
Voilà la raison pour laquelle la population actuelle désigne cette propriété comme étant "le Château Crombez".
Philippe LE CLEMENT de SAINT-MARCQ s'était allié à Dame Marie-Thérèse de BLONDEL, d'où sont issus :
1. Auguste-Marie-Hubert LE CLEMENT de Taintegnies;
2. Marie-Thérèse Hyacinthe LE CLEMENT, née à Taintignies en 1777;
3. Louis-Lamoral LE CLEMENT de Taintegnies, né à Fechain le 5 août 1789.
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Le fils cadet, Louis-Lamoral LE CLEMENT fut page à la Cour de France, lieutenant au 1er régiment de Hussards, chef d'escadron au 13ème régiment.
Le 1er janvier 1812, Napoléon le nomma chevalier de l'Empire et le fit officier de la Légion d'Honneur.
C'est à lui qu'échut le domaine paternel en 1832.
De son alliance avec Dame Amélie-Henriette-Sophie-Julie-Caroline, baronne de VILLE, il eut trois enfants :
1. Zoé-Henriette née à Tournai le 02 mai 1819;
2. Célénie-Hiacinthe-Hubertine née à Ere le 12 février 1821;
3. Philippe-Hubert né à Taintegnies le 10 août 1823.
Philipe-Hubert LE CLEMENT administra la commune comme bourgmestre de 1851 à 1858. De son union avec Dame Mathilde-Félicité WALSCH, il n'aura que trois filles :
1. Marie-Philippine-Amélie née à Taintegnies le 12 août 1848;
2. Isabelle-Hubertine-Emma-Caroline née à Taintegnies le 21 octobre 1849;
3. Aline-Estelle née à Taintegnies le 29 mars 1851.
Il vendit son château et ses biens en 1856 à monsieur François CROMBEZ-VERHEYDEN et quitta le village.
Avec Philippe-Hubert LE CLEMENT s'éteignit, faute de descencance mâle, la branche aînée et la lignée des barons LE CLEMENT de Taintegnies.
On retrouve dans les années 1890-1895, la trace d'un certain Philippe-Hubert LE CLEMENT de SAINT-MARCQ dans l'Etat indépendant du Congo à Kasongo en plein coeur du Maniema en tant que "résidant". Sa mission était très délicate et dangereuse puisqu'il s'agissait de lutter contre les marchands d'esclaves arabes dont les rafles humaines sévissaient à la fin du XIXème siècle.
Dans l'allée du vieux cimetière de Taintignies, un monument mortuaire a été érigé à la mémoire de Philippe LE CLEMENT de SAINT-MARCQ. Malheureusement, le manque d'entretien et l'érosion ont causé de sérieux dégâts.
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Sa description, son histoire

L'église dédiée à Saint-Pierre, autrefois propriété de l'abbaye de Saint-Amand-les-Eaux, fut reconstruite en style néo-roman sur son site initial, en 1784. Seul, l'ancien choeur de style gothique tardif fut conservé.
Situé dans un cimetière clôturé, l'édifice, bâti en briques, possède trois nefs et une forte tour carrée à cinq niveaux dont la hauteur totale avoisine les 45 mètres. Le clocher abrite trois cloches dont deux plus récentes (1957) ont remplacé celles que les Allemands avaient volées le 15 juin 1943.
Parmi les pièces de mobilier intéressantes, on trouve la chaire de vérité (fin XVIe s.), en bois sculpté, qui présente les quatre évangélistes et un docteur de l'Eglise, une cuve baptismale de forme octogonale (1540) et un imposant chemin de croix (1852), oeuvre du peintre tournaisien Lecat. Les fenêtres des nefs latérales sont pourvues de vitraux offerts par des paroissiens au XIXe s. En 1994, trois nouveaux vitraux (oeuvre de Me Meyvaert et de M. Mestdagh de Gand) sont venus enrichir les fenêtres du choeur. Au centre, Jésus partage le pain avec les disciples d'Emmaüs; à droite, St Pierre (patron de la paroisse) reçoit les clefs de l'Eglise; à gauche, une évocation des noces de Cana.
Mais une autre oeuvre maîtresse retient l'attention: c'est le double mausolée (1560) des comtes de Beauffort, anciens seigneurs de Rumes, que l'on peut admirer dans le choeur de l'église. (voir description détaillée ci-dessous)
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Erigé en 1560 dans le choeur de l'église de Rumes, à l'initiative de Marie de Berlaymont, cet imposant mausolée en pierre de Tournai perpétue sa mémoire, celle de son mari, Georges de Beauffort, seigneur de Rumes, conseiller de Charles-Quint, de leur enfant mort en bas âge, ainsi que celle de ses beaux-parents, Philippe de Beauffort et Jehanne de Halluin.
Sous deux voûtes surmontées de frontons sculptés et décorées chacune de 16 blasons, reposent les deux couples de gisants en habits d'époque et un petit corps emmailloté comme une momie. Un chien et un lion veillent à leurs pieds.
Vers 1920, on a remonté du caveau un coeur en plomb dont l'inscription nous révèle qu'il contenait le coeur de chair de Philippe de Beauffort, décédé en 1582, l'un des plus riches seigneurs de l'Artois, inhumé à Beauffort (France).
Ce monument très bien conservé est un bel exemple de l'art funéraire de la Renaissance. Le château féodal situé près du calvaire actuel (sur le site du manège Crin Blanc) ayant été détruit, il est le seul aujourd'hui à évoquer le souvenir de la famille de Beauffort qui a marqué l'histoire de notre village sous l'Ancien Régime.
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Son histoire

Le Calvaire de Rumes, niché parmi de splendides tilleuls, est un des plus jolis coins de l'entité. Autrefois, de nombreux enfants choisissaient son site grignoté par le rieu du Plouy comme terrain d'aventures.
Le 28 mai 1855, lundi de Pentecôte, on profita de la circonstance de la clôture du mois de Marie pour faire plus solennellement la cérémonie de la pose de la première pierre du calvaire à édifier près de la cure. Il a été construit sur la propriété de Madame Crombez, qui n'en concédait que l'usage. Les colonnes sont en pierre de Maffle; les socles, bases et chapiteaux en pierre de Tournai. Des artisans de Rumes participèrent aussi à la construction du calvaire.
La cérémonie de bénédiction du calvaire eut lieu le 3 août 1856, un an après la pose de la première pierre. En 1937 et 1938, il fit l'objet d'une restauration.
Le 19 avril 1983, ce site a été donné à la commune. Il a été aussi classé le 22 juin 1984.
Pour les rumois, l'endroit est devenu un coin champêtre où il fait bon se reposer. Depuis quelques années, plus aucune manifestation religieuse ne s'y déroule, excepté toutefois, tous les trois ans, un arrêt lors du chemin de croix public, le Vendredi-Saint.
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Son histoire
Dans les années qui suivirent l'Armistice de 1918 mettant fin à la Grande Guerre, des monuments-souvenir se sont élevés dans nos villes et villages pour honorer et perpétuer la mémoire de nos soldats tombés au Champ d'honneur.
Charles Montois, marbrier à Taintignies, fut alors choisi pour élever le monument. Il fut placé au milieu de la place qui était encore en terre battue, face à l'entrée du cimetière et de l'église.
Le 17 octobre 1920, jour de l'inauguration du monument, fut un jour mémorable dans l'histoire du village. Suivi le 18 octobre la bénédiction de l'édifice.
Dans le cadre de l'opération de développement rural de la Commune de Rumes, cette place a été réaménagée afin de la rendre plus conviviale tout en laissant un espace de parking suffisant. Ce projet a nécessité le déplacement du monument à son emplacement actuel.
Ce monument présente une richesse sur le plan symbolique. L'obélisque est scupté sur la face avant d'une représentation de la Patrie armée d'une épée, symbole de bravoure, et tenant une couronne de laurier et une palme, symboles de gloire et de victoire. Le socle de l'obélisque porte les noms des soldats morts lors de ce conflit.Il est scupté de deux bas-reliefs : l'un représentant un soldat en armes avec le blason national et le casque à pointe allemand au sol, indiquant la victoire sur l'ennemi, l'autre représentant un prisonnier libéré de ses chaînes qu'il tient à la main. Au sommet de l'obélisque se trouvent aussi quatre inscriptions.
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, une importante plaque fut adossée à la façade du monument où figurent les noms des victimes 1940-1945.
Aujourd'hui, ce monument rappelle aux jeunes générations présentes et à venir, le prix payé par nos aînés pour la reconquête d'une liberté dont nous bénéficions aujourd'hui.
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Le 2 septembre 1944, c'est à l'entrée de Rumes que les résistants belges de l'Armée Secrète et la population ont accueilli les premiers régiments américains de la 2ème D.B. USA Hell On Wheels". Depuis plusieurs jours, les affrontements armés entre troupes alliées et troupes allemandes se rapprochaient de plus en plus. Les Allemands reculaient peu à peu. Leur retraite des villages frontaliers dans les derniers jours d'août fut immédiatement suivie de l'arrivée des troupes alliées. Fêtes et bals marquèrent l'arrivée de ces dernières. Distribution de chocolat, de cigarettes, de nourriture, ...
Les temps difficiles étaient oubliés.
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Son histoire
On la commença en 1869 alors que La Glanerie n'était qu'un hameau de Rumes. Lorsque le vicaire de Rumes quitta le village, un château fut vendu à M. Démesse pour en faire une maison de jeunes. La Glanerie se retrouva sans église et les habitants devaient se rendre pour le saint sacrifice à l'église de Rumes distante de 3 km.
Les Glénériens décidèrent de construire leur propre église. La quête rapporta 17 000 francs (somme fabuleuse pour l'époque). Les habitants fabriquèrent eux mêmes les briques qui serviraient à la construction. Malheureusement, la somme récoltée ne fut pas suffisante et on dut demander des subsides à la fabrique d'église de Rumes, on les obtint après de nombreuses démarches. L'église étant achevée, le hameau de La Glanerie devint paroisse de Rumes en 1870 et adopta pour patron l'humble charpentier de Nazareth : "Saint Joseph".
La nuit de Noël 1961, l'église fut complètement ravagée par le feu et fut reconstruite cinq ans plus tard.
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Le monument aux morts de La Glanerie date de l'entre deux-guerres. Sa symbolique est discrète. L'urne à son sommet symbolise la mort. L'étoile sculptée sur quatre faces est l'astre qui luit dans la nuit, assimilée ici à la Mort.
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C'est par ce pont que le premier soldat américain pénétra en territoire belge le 2 septembre 1944, précédant de peu les premiers régiments à atteindre La Glanerie, Rumes et Taintignies. Depuis, les associations patriotiques et les autorités communales commémorent cet événement chaque année.
En 1994 et 2004, les 50e et 60e anniversaires de la Libération ont été l'occasion de cérémonies et de festivités de plus grande envergure. L'Entité rumoise tire en effet une grande fierté d'avoir été la première à être libérée en Belgique.
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Le 2 septembre 2009 à l'occasion du 65ème anniversaire de la Libération et en présence du Général Jockin, représentant de S. M. le Roi, du Gouverneur du Hainaut C. Durieux, du Colonel Ph. Misson, Commandant militaire du Hainaut, du Colonel Horn, représentant militaire des USA auprès du Shape et de nombreuses personnalités civiles et militaires, un Mémorial dédié aux héros de la Libération fut inauguré sur le petit square situé à la sortie du village, sur la route menant à Brunehaut. On peut y admirer une très belle sculpture de M. Erik Dupon de Haringe, représentant le 1er motard américain entrant en Belgique. La cérémonie se poursuivit avec la reconstitution de l’arrivée de ce héros et une représentation théâtrale, écrite par M. Baudouin Deroubaix, évoquant les affres de la guerre et les problèmes de conscience qu’elle engendrait inévitablement.
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Le Parc Naturel des Plaines de l'Escaut.
Par monts et vaux, vous viendrez à la découverte des Plaines de l'Escaut qui offrent ses forêts, ses cours d'eau et ses petits villages à votre curiosité.
Le réseau transfrontalier d'itinéraires de promenades et de découvertes qui s'articule autour du Réseau Autonome des Voies Lentes, vous mènera de part et d'autre de la frontière.
A pied, à vélo, à cheval, empruntez donc les itinéraires balisés qui vous révèleront la face cachée d'un territoire qui vous surprendra par la diversité de ses 26 500 hectares.
Enfilez bottines et bottes et plongez au coeur des communes d'Antoing, de Beloeil, de Bernissart, de Brunehaut, de Péruwelz et de Rumes.
Le circuit de la Déroderie
La Déroderie? Un hameau de Taintignies couvert de bois jusqu'au XVIIIème siècle qui a été progressivement "dérodé", à savoir défriché, pour les besoins de la culture. Si l'itinéraire vous emmène sur ces terres où la pratique d'une agriculture diversifiée domine, il vous invite encore à vous attarder dans les rues qui présentent de jolies maisons. Elles sont en effet représentatives du savoir-faire des ouvriers du bâtiment et font la réputation du village. Levez donc la tête : vous découvrirez les toits surélevés imaginés par l'architecte français François Mansart.


Un Gîte rural
Taintignies
Gîte rural de 5/7 pers. situé dans la campagne rumoise.
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